Fenêtre aluminium double vitrage près de Strasbourg

Entre l'hiver continental du Bas-Rhin, où le gel s'installe durablement, et les grands ensembles de Hautepierre ou du Neuhof qui concentrent une bonne part du parc à rénover, la menuiserie aluminium doit répondre à des contraintes très éloignées du climat océanique. La Grande-Île de Strasbourg, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, et la Neustadt voisine encadrent strictement les profils et les teintes visibles depuis l'espace public, colombages et façades en grès rose obligeant. À la différence des départements littoraux, le Bas-Rhin ignore la contrainte des embruns et des chlorures, mais il impose en contrepartie de gérer une amplitude thermique annuelle marquée, qui sollicite fortement les profilés et leurs jonctions. Ce guide détaille les choix techniques adaptés à ce territoire, du secteur patrimonial du centre-ville aux quartiers de grands ensembles en périphérie.

Un secteur patrimonial parmi les plus encadrés de France

La Grande-Île de Strasbourg, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, concentre l'essentiel des immeubles à pans de bois du Bas-Rhin, où colombages et façades en grès rose composent un paysage urbain protégé jusque dans le moindre détail des menuiseries visibles depuis la rue. La Neustadt, extension urbaine du tournant du vingtième siècle, prolonge ce niveau d'exigence avec ses propres règlements de façade, qui portent autant sur les teintes que sur les sections apparentes des profilés. Dans ce contexte, l'aluminium doit souvent se plier à des teintes RAL imposées par l'architecte des Bâtiments de France, proches du gris ardoise ou du brun colombage plutôt que des teintes vives habituelles du matériau. La finesse propre au profilé aluminium reste un atout, car elle permet de respecter la proportion d'origine des petits bois et des divisions de baies typiques des façades à pans de bois, sans épaissir excessivement les montants visibles.

Résister au gel et à l'amplitude thermique alsacienne

Le climat semi-continental du Bas-Rhin impose des hivers plus rigoureux et plus longs qu'ailleurs en France, avec un gel qui s'installe durablement et sollicite fortement les jonctions entre matériaux. Comme tout métal, l'aluminium transmet la chaleur avec une efficacité redoutable, de l'ordre de mille fois celle du PVC, un écart que l'hiver alsacien ne pardonne pas sur un profilé dépourvu de traitement thermique. Deux demi-profilés séparés par des barrettes en polyamide chargé de fibre de verre interrompent ce chemin thermique, la largeur de la barrette, comprise entre 20 et plus de 40 millimètres selon les gammes, restant le principal facteur de performance. Le coefficient Uw d'un châssis récent équipé d'un double vitrage à isolation renforcée se situe entre 1,3 et 1,6 W/m².K, une plage qui devient déterminante dans un département où la saison de chauffe s'étend sur plusieurs mois. L'amplitude thermique annuelle, marquée entre l'été et l'hiver alsaciens, sollicite également les profilés eux-mêmes, dont les jeux de dilatation doivent être calculés avec soin sur les grandes largeurs.

Le vitrage face à un climat rigoureux

Contrairement aux départements du littoral, le Bas-Rhin ne connaît aucune contrainte liée aux embruns ou aux chlorures, ce qui simplifie le choix de la qualification de laquage. En revanche, le climat continental change la donne sur le vitrage : le triple vitrage, souvent secondaire ailleurs, devient pertinent sur les façades nord ou est peu ensoleillées, où la perte d'apports solaires gratuits pèse moins qu'ailleurs face au gain d'isolation hivernale. Le double vitrage à isolation renforcée reste néanmoins la base sur la majorité des poses, avec une couche peu émissive et une lame d'argon qui limitent les déperditions sans excès de coût. Le classement AEV se choisit ici davantage en fonction de la hauteur du bâtiment que d'une région de vent particulièrement exposée, le Bas-Rhin restant à l'abri des vents forts et réguliers que connaissent d'autres régions françaises.

Finitions et bicoloration

Le thermolaquage, poudre polyester polymérisée au four vers 200 degrés sous label Qualicoat, constitue la finition de référence pour l'aluminium et dispense de tout entretien de surface pendant plusieurs décennies. La bicoloration, qui associe une teinte extérieure sombre et une teinte intérieure claire, se prête particulièrement bien aux exigences des secteurs protégés strasbourgeois : elle permet de respecter une teinte de façade imposée sans renoncer à la clarté recherchée à l'intérieur des pièces. Cette option ne modifie ni le coût de pose ni les performances thermiques du châssis, ce qui en fait un choix presque naturel dès lors que le règlement de façade impose une couleur extérieure sombre, fréquent sur les immeubles à colombages où le brun ou le gris ardoise dominent.

Rénover les grands ensembles de Hautepierre et du Neuhof

À l'opposé du centre historique, les quartiers de Hautepierre et du Neuhof concentrent un parc de logements collectifs en béton construit dans les années soixante et soixante-dix, aujourd'hui engagé dans de vastes programmes de rénovation énergétique. Les baies y sont souvent calibrées et répétées à l'identique sur des dizaines de façades, ce qui pousse les bailleurs à traiter le remplacement par tranches complètes plutôt qu'au cas par cas. La pose sur dormant existant, plus rapide et moins salissante pour des occupants en place, retire quatre à six centimètres de clair de jour par dimension, une perte que la finesse propre à l'aluminium permet de limiter par rapport à un châssis PVC équivalent. La dépose totale, retenue sur les programmes les plus ambitieux, autorise en contrepartie une reprise complète de l'étanchéité périphérique et une meilleure tenue dans le temps sur un bâti en béton où les ponts thermiques structurels restent nombreux.

Combien coûte une fenêtre alu posée dans le Bas-Rhin

Le prix d'une fenêtre aluminium posée dans le Bas-Rhin suit les fourchettes observées ailleurs en France, entre 500 et 900 euros du mètre carré dépose comprise, avec un budget qui grimpe vers le haut de cette plage dès que le triple vitrage ou la bicoloration entrent en jeu.Une grande ouverture coulissante de trois mètres en deux vantaux se chiffre entre 2 500 et 5 000 euros, tout compris. Sur les immeubles patrimoniaux de la Grande-Île ou de la Neustadt, les exigences de teinte et de profil imposées par l'architecte des Bâtiments de France peuvent ajouter un surcoût de fabrication sur mesure. La TVA tombe à 5,5 pour cent sur les travaux de rénovation lorsque le bien est achevé depuis plus de deux ans et que fourniture et pose figurent sur un seul devis. Les dispositifs d'aide réclament de leur côté un installateur certifié RGE.

Entreprises de pose de fenêtres aluminium dans le Bas-Rhin

Fenberg, basée à Eckwersheim, assure la pose de fenêtres en PVC et en aluminium, de portes-fenêtres et de baies vitrées, ainsi que des travaux de menuiserie liés aux volets et aux moustiquaires.

LUTZ PVC & ALUMINIUM, implantée à Monswiller, fabrique et installe des fenêtres, des portes-fenêtres et des baies vitrées en menuiserie extérieure PVC et aluminium.

FPV, à Strasbourg, réalise la pose de fenêtres et de baies vitrées classiques ou coulissantes, en aluminium comme en PVC, avec des solutions en simple, double ou triple vitrage.

Alu Star PVC, également à Strasbourg, intervient sur des fenêtres, des portes-fenêtres, des baies vitrées et des volets, avec des menuiseries extérieures sur mesure en aluminium et en PVC.

Haas Menuiseries & Fermetures, basée à Duttlenheim, prend en charge fenêtres, portes-fenêtres et baies vitrées en PVC, bois, aluminium ou version mixte, ainsi que des baies vitrées motorisées et des fenêtres fixes à vitrage opacifiant.

Périmètre d'intervention

Principales villes du Bas-Rhin : Strasbourg, Haguenau, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden, Lingolsheim, Bischheim Ostwald, Hœnheim