En Savoie comme en Haute-Savoie, la charge de neige et les cycles de gel pèsent directement sur les seuils, les rejets d'eau et les quincailleries des menuiseries, qui doivent encaisser un poids et des dilatations bien supérieurs à ceux d'un climat de plaine. Les chalets et les résidences de tourisme s'ouvrent souvent par de très grandes baies vitrées tournées vers la montagne, avec un écart marqué entre un intérieur chauffé en continu l'hiver et un extérieur qui peut descendre loin sous zéro. Dans plusieurs stations, un règlement local encadre l'aspect des menuiseries visibles depuis l'espace public, jusqu'à la teinte ou la matière apparente. L'altitude ajoute enfin un ensoleillement intense, y compris en hiver sur la neige, ce qui pèse sur le choix du vitrage.
Les chalets et les résidences de tourisme des deux Savoie misent sur de très grandes baies vitrées tournées vers les sommets, recherchant un maximum de lumière et un contact visuel permanent avec la montagne. La résistance mécanique de l'aluminium permet de tenir ces grandes portées avec des montants fins, quand un cadre en bois ou en PVC de dimension comparable devrait s'épaissir nettement pour conserver sa rigidité. Sur les façades les plus exposées à la vue, un vitrage à isolation renforcée associé à des montants discrets donne une impression de paroi presque continue, effet recherché dans la construction de chalets contemporains.
L'écart entre un intérieur chauffé en continu l'hiver, souvent autour de dix-neuf ou vingt degrés, et un extérieur qui peut descendre bien en dessous de zéro pendant plusieurs semaines, sollicite fortement la rupture de pont thermique du châssis. Sans cette rupture, le profilé transmettrait le froid vers l'intérieur et provoquerait de la condensation, voire du givre, sur la face intérieure du dormant, phénomène observé sur les anciennes menuiseries alu sans rupture des années soixante-dix, dont le coefficient Uw dépassait 3,5 W/m².K. Les barrettes en polyamide chargé de fibre de verre qui séparent aujourd'hui les deux demi-profilés ramènent ce coefficient entre 1,3 et 1,6 W/m².K sur un modèle récent en double vitrage renforcé, performance suffisante pour limiter la sensation de paroi froide même par grand froid.
Le poids de la neige accumulée sur les appuis et les seuils, ainsi que les cycles répétés de gel et de dégel, mettent à l'épreuve les rejets d'eau et les quincailleries bien plus qu'en plaine. Un seuil mal dimensionné retient l'eau de fonte qui regèle la nuit, ce qui use prématurément les joints et peut bloquer la fermeture d'un ouvrant. Les quincailleries doivent conserver leur souplesse de manoeuvre malgré le froid, ce qui suppose un graissage régulier et des mécanismes dimensionnés pour l'usage en altitude plutôt que des modèles standards de plaine.
L'ensoleillement d'altitude, renforcé par la réverbération sur la neige, dépasse largement celui d'une vallée à basse altitude, y compris en plein hiver sur les grandes baies orientées sud. Un vitrage à contrôle solaire limite la surchauffe des pièces les jours de beau temps hivernal, sans pour autant priver le logement des apports gratuits recherchés en cette saison, arbitrage plus fin qu'en plaine où l'été concentre l'essentiel de la contrainte. Le triple vitrage, qui améliore l'isolation mais réduit la transmission lumineuse et les apports solaires, se justifie surtout sur les façades nord ou les altitudes les plus élevées, moins sur une façade sud bien exposée où l'apport gratuit reste précieux l'hiver.
Plusieurs communes des deux Savoie, en particulier dans les stations les plus fréquentées, encadrent par un règlement local l'aspect des menuiseries visibles depuis les espaces publics ou les pistes, jusqu'à la teinte du profilé ou la présence de petits bois sur certaines façades traditionnelles. Il est recommandé de vérifier ce règlement avant de commander le matériel, car une teinte non conforme peut entraîner une reprise coûteuse après la pose. L'aluminium thermolaqué, disponible dans une palette de teintes RAL très large et parfois en bicoloration, s'adapte facilement à ces exigences, avec une teinte extérieure sombre proche du bois et une teinte intérieure plus claire.
La fenêtre à la française reste privilégiée sur les petites ouvertures des chambres ou des pièces annexes, où son étanchéité par joints comprimés convient bien à l'usage saisonnier des résidences de tourisme. Le coulissant, mieux adapté aux grandes baies du séjour, libère l'espace devant la pièce à vivre, au prix d'un classement air généralement inférieur à celui d'un ouvrant à la française, écart que le coulissant à levage réduit en comprimant ses joints en fin de course. Le galandage, où les vantaux disparaissent dans l'épaisseur de la cloison, permet d'ouvrir totalement une façade sur une terrasse ou un balcon face à la montagne, mais suppose une réservation prévue dès la conception du bâtiment, rarement envisageable sur un chalet déjà construit.
Rénover un chalet ancien pose la question du support : les seuils et les tableaux, parfois en bois ou en pierre locale, ont pu se déformer sous l'effet du gel répété, ce qui impose de vérifier leur planéité avant la pose de la nouvelle menuiserie. Opter pour une pose en rénovation, sans toucher au dormant en place, évite de reprendre ces supports fragilisés, au prix cependant de quatre à six centimètres de clair de jour en moins sur chaque dimension, perte plus sensible sur les petites ouvertures. La dépose totale, plus coûteuse, permet de reprendre l'étanchéité au niveau du linteau et de l'appui, point sensible en montagne. Le calfeutrement, réalisé avec une mousse imprégnée précomprimée et un mastic élastomère sur fond de joint plutôt qu'une mousse expansive simplement arasée, conditionne la tenue de l'ensemble face aux écarts de température répétés propres à l'altitude.Une baie de trois mètres ouvrant en deux vantaux coulissants se situe dans une fourchette de 2 500 à 5 000 euros, fourniture et main-d'oeuvre réunies. Le taux réduit de 5,5 pour cent est acquis en rénovation dès lors que le logement a plus de deux ans et que la même entreprise fournit et pose les menuiseries. Les dispositifs d'aide réclament de leur côté un installateur certifié RGE. Sur une résidence de tourisme, il reste utile de vérifier que le devis intègre bien le respect du règlement local sur l'aspect des menuiseries, faute de quoi une reprise peut s'ajouter après la pose.
Fenestram, à Saint-Jeoire, installe des fenêtres en PVC, aluminium, bois et bois-alu ainsi que des baies vitrées sur mesure, et intervient aussi sur les volets, portes d'entrée, portails et pergolas bioclimatiques.
VITOR, à Bonneville, travaille la menuiserie aluminium et la vitrerie sur mesure, avec des fenêtres, des baies vitrées, des portes, des pergolas et des remplacements de vitrage.
Alternative Menuiserie, présente en Savoie et en Haute-Savoie, vend, conseille et pose des fenêtres, des portes-fenêtres et des baies coulissantes en aluminium, PVC ou bois, ainsi que des portes d'entrée, des volets et des brise-soleil orientables.
Reflet Noir, à Juvigny, conçoit et fabrique des menuiseries bois sur mesure, avec une activité centrée sur les fenêtres et les portes, et propose aussi des baies coulissantes et des volets roulants ou battants pour des projets neufs ou en rénovation.
Ets Saunier, dans le secteur de Thonon-les-Bains, installe et remplace des coulissants, des portes-fenêtres, des baies vitrées et des fenêtres en PVC, aluminium, bois ou mixte bois-aluminium, en neuf comme en rénovation.
Principales villes de Haute-Savoie : Annecy, Thonon-les-Bains, Annemasse, Cluses, Annecy-le-Vieux, Cluses, Seynod, Cran-Gevrier, Sallanches, Rumilly
Principales villes de Savoie : Chambéry, Aix-les-Bains, Albertville