À Lyon, les besoins en menuiserie changent radicalement d'un quartier à l'autre. Les immeubles de canuts de la Croix-Rousse imposent des fenêtres hautes et étroites héritées des métiers à tisser, tandis que le Vieux Lyon et les pentes classées au patrimoine mondial encadrent strictement l'aspect des châssis. Dans les grands ensembles de Vénissieux ou de Vaulx-en-Velin, les logements collectifs des années soixante et soixante-dix appellent au contraire un remplacement complet, avec un gain thermique et acoustique immédiat. La proximité de l'A6, de l'A7 ou du périphérique Laurent Bonnevay pèse sur le choix du vitrage, tout comme les étés de plus en plus chauds qui remontent la vallée du Rhône jusqu'à l'agglomération.
Les immeubles de canuts de la Croix-Rousse comptent parmi les façades les plus contraignantes du Grand Lyon : leurs fenêtres exceptionnellement hautes, héritées des ateliers de tissage installés en étage, exigent des profilés capables de tenir de grandes portées sans flèche excessive, ce que l'aluminium autorise mieux que le bois ou le PVC. Dans le Vieux Lyon et sur les pentes classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, les menuiseries restent en revanche très encadrées par les architectes des Bâtiments de France, qui imposent souvent une teinte sombre proche du bois d'origine et limitent l'épaisseur visible des dormants. À l'inverse, les grands ensembles de Vénissieux et de Vaulx-en-Velin, construits dans les années soixante et soixante-dix, ne portent aucune contrainte patrimoniale et se prêtent à un remplacement complet des menuiseries d'origine, souvent de simples vitrages sans rupture de pont thermique. Ces trois configurations coexistent sur un même territoire et expliquent pourquoi le choix d'une fenêtre aluminium se raisonne autant par le quartier que par le budget.
Le métal transmet la chaleur avec une efficacité que le PVC est loin d'égaler : un facteur de l'ordre de mille est couramment avancé pour comparer les deux matériaux. Un profilé aluminium plein constituerait donc, à lui seul, un pont thermique traversant la façade, avec un risque de condensation sur la face intérieure dès les premiers frimas. La parade consiste à séparer le profilé en deux demi-coquilles, l'une côté extérieur et l'autre côté intérieur, reliées par des barrettes isolantes en polyamide renforcé de fibre de verre qui interrompent la continuité du métal. Sur une fenêtre complète, le coefficient Uw résume la performance réelle du châssis et du vitrage assemblés : il se situe couramment entre 1,3 et 1,6 W/m².K sur un modèle récent à double vitrage renforcé, contre plus de 3,5 pour les profilés alu sans rupture posés avant les années quatre-vingt.
Le trafic de l'A6 et de l'A7, qui encadrent l'agglomération, ainsi que celui du périphérique Laurent Bonnevay, justifient un vitrage feuilleté asymétrique de type 44.2 sur les façades exposées : ce type de composition gagne huit à dix décibels par rapport à un double vitrage standard, sensible dès les premiers étages des immeubles bordant ces axes. L'été lyonnais, marqué par des vagues de chaleur qui remontent la vallée du Rhône, pousse à l'inverse vers un vitrage à contrôle solaire sur les façades sud et ouest, quitte à réduire légèrement la transmission lumineuse pour limiter la surchauffe des pièces. Ces deux exigences, acoustique et thermique, se cumulent sans difficulté technique particulière sur un même vitrage, mais elles renchérissent le prix et doivent être arbitrées selon l'exposition réelle du logement plutôt que systématisées sur toute la façade.
Le classement AEV, pour air, eau et vent, se lit sous une forme du type A*4 E*7B V*A2 et résulte d'essais normalisés qui simulent l'exposition réelle du bâtiment. En zone urbaine dense comme la Presqu'île ou la Part-Dieu, la hauteur des immeubles et l'effet de couloir entre façades imposent souvent de monter d'un cran sur le critère vent par rapport à un pavillon isolé. Les tours et barres de Vénissieux ou de Vaulx-en-Velin, plus exposées au vent dominant sur les étages élevés, relèvent du même raisonnement, et un classement sous-évalué se traduit vite par des sifflements ou des infiltrations lors des épisodes de vent d'orage remontant la vallée.
La fenêtre à la française reste la référence sur l'étanchéité, ses joints périphériques venant en compression à la fermeture, ce qui explique sa présence quasi systématique sur les façades classées du Vieux Lyon. Le coulissant, moins étanche à l'air en raison de ses joints à brosses, libère en revanche l'espace intérieur et convient bien aux appartements traversants des grands ensembles, où les surfaces habitables sont comptées. Le coulissant à levage, qui comprime ses joints en fin de course, réduit une partie de cet écart au prix d'un mécanisme plus lourd et plus coûteux. Le galandage, qui escamote entièrement les vantaux dans l'épaisseur du mur, reste réservé aux opérations de gros oeuvre ou de restructuration lourde, rarement envisageable dans une simple opération de remplacement.
Sur un immeuble de canuts ou dans le Vieux Lyon, conserver le dormant en place en optant pour une pose en rénovation permet de ne pas toucher aux enduits ni aux tableaux protégés, mais coûte quatre à six centimètres de clair de jour sur chaque dimension. Dans les grands ensembles, où les menuiseries à remplacer sont souvent en mauvais état et sans rupture de pont thermique, la dépose totale est généralement préférée : elle permet de reprendre l'étanchéité sur toute la périphérie du dormant et de traiter les ponts thermiques au niveau du linteau et de l'appui. Le calfeutrement fait la différence entre une performance de fiche technique et une performance réelle : un joint de mousse imprégnée précomprimée associé à un mastic élastomère sur fond de joint tient mieux dans le temps qu'une mousse expansive simplement arasée. Sur les maçonneries anciennes des pentes de la Croix-Rousse, il reste préférable d'étancher à l'air côté intérieur tout en laissant le mur respirer côté extérieur, afin de ne pas piéger l'humidité dans une paroi qui n'a jamais été conçue pour être totalement fermée.Un coulissant de trois mètres à deux vantaux se situe dans une fourchette de 2 500 à 5 000 euros, fourniture et main-d'oeuvre réunies. Le passage au triple vitrage, une bicoloration avec teinte extérieure sombre imposée en secteur protégé, ou un classement AEV renforcé pour les étages élevés font glisser le devis vers le haut de la fourchette. Le taux de 5,5 pour cent vaut pour les biens de plus de deux ans lorsque l'entreprise facture ensemble les menuiseries et leur pose ; sans qualification RGE, aucune aide n'est mobilisable.
EGV, à Lyon, installe, remplace et répare des fenêtres en aluminium, PVC et bois, et propose aussi des portes-fenêtres coulissantes en aluminium ainsi que des baies vitrées.
MVM Menuisier, basée à Vénissieux, pose et rénove des fenêtres en PVC, aluminium et bois, et intervient également sur les portes, vitrines, stores et volets roulants, en neuf comme en rénovation.
Menuiserie Sornay, installée à Caluire-et-Cuire, réalise la pose de fenêtres, de portes-fenêtres et de baies coulissantes en PVC, aluminium, bois et mixte bois-aluminium, avec la certification Qualibat RGE.
Esprit-Fenetres, présente sur l'agglomération lyonnaise, pose des fenêtres PVC et aluminium sur mesure, remplace les menuiseries extérieures et installe des baies vitrées coulissantes en PVC, aluminium, bois et bois-aluminium.
Principales zones de la Métropole de Lyon et sa banlieue : Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Saint-Priest, Caluire-et-Cuire, Bron, Villefranche-sur-Saône
Principales villes de l'Ain : Bourg-en-Bresse, Oyonnax
Et aussi : Vienne (Isère), Bourgoin-Jallieu (Isère)