Entre l'océan Atlantique et les premiers contreforts pyrénéens, le Pays de l'Adour enregistre parmi les cumuls de précipitations les plus élevés de France, un régime climatique qui pèse directement sur le choix d'une menuiserie extérieure. Sur la côte basque, les embruns chargés de sel accélèrent la corrosion des métaux mal protégés, tandis qu'au pied des Pyrénées, vers Pau et au-delà, le gel d'altitude impose ses propres contraintes sur les joints et les vitrages. Les maisons labourdines à colombages et volets rouges, souvent protégées par des règles d'urbanisme qui encadrent jusqu'à la teinte des menuiseries, ajoutent une dimension patrimoniale que l'aluminium doit respecter sans renoncer à ses performances. De Bayonne à Auch en passant par Pau et Tarbes, cette page détaille ce qu'implique la pose d'une fenêtre aluminium sur un territoire où l'eau, le vent et le sel comptent presque autant que le froid.
Sur la façade atlantique, la pluie ne se contente pas de tomber : elle est souvent portée par le vent, ce qui multiplie les points faibles d'une menuiserie mal réglée. Le classement AEV, noté par exemple A*4 E*7B V*A2, distingue trois familles de résistance : à l'air, à l'eau sous pression et au vent, chacune testée en laboratoire avant la pose. Sur le Pays Basque et le Béarn, où les cumuls annuels de précipitations figurent parmi les plus élevés du pays, le critère eau prend un poids particulier. Les terrasses dégagées du Gers et des Hautes-Pyrénées, moins arrosées mais davantage exposées aux rafales, orientent au contraire vers un classement vent renforcé, selon la hauteur du bâtiment et son exposition.
À résistance mécanique égale, un profilé aluminium reste nettement plus fin qu'un profilé PVC, qui doit intégrer des renforts métalliques internes pour tenir la même charge. Ce gain de section se traduit par un clair de jour supérieur, un atout appréciable dans les maisons anciennes du Béarn où les ouvertures sont souvent modestes. Le matériau ne se déforme pas sous l'humidité et ne travaille pas comme le bois, ce qui compte sur une façade régulièrement battue par la pluie. Il conserve ses réglages de quincaillerie dans la durée, contrairement au PVC qui peut se dilater sous de fortes amplitudes thermiques entre les hivers frais du piémont et les étés chauds du Gers.
L'aluminium est un excellent conducteur thermique, environ mille fois supérieur à celui du PVC : un profilé plein ferait fuir la chaleur par la façade et générerait de la condensation en hiver. La parade consiste à séparer le profilé en deux demi-coquilles, reliées par des barrettes en polyamide chargé de fibre de verre. Selon les gammes, ces barrettes mesurent de 20 à plus de 40 millimètres de large, et c'est cette cote qui distingue, à l'œil souvent semblable, deux fenêtres aux performances très différentes. Sur le coefficient Uw, qui mesure la fenêtre entière, une pose actuelle en double vitrage à isolation renforcée descend couramment entre 1,3 et 1,6 W/m².K, quand les châssis alu non rompus des années soixante-dix dépassaient 3,5.
Le thermolaquage consiste à projeter une poudre polyester sur le profilé préparé, puis à la polymériser au four vers 200 degrés, sous le contrôle du label Qualicoat qui encadre la préparation de surface et la tenue du film. Sur la côte basque, de Hendaye à Biarritz, l'air chargé en embruns marins accélère la corrosion des aluminiums mal protégés, ce qui justifie de demander la qualification renforcée dite marine. Les communes soumises à des règles d'abords, en particulier autour des maisons labourdines à colombages et volets rouges, encadrent parfois strictement la teinte extérieure des menuiseries, ce qui peut imposer une bicoloration. Vérifier cette qualification marine sur le devis évite des désordres de finition qui n'apparaissent souvent qu'après plusieurs hivers.
Le double vitrage 4/16/4 à lame d'argon et couche peu émissive constitue la base de toute pose actuelle, et suffit sur la majorité des façades du Pays de l'Adour. En altitude, sur le piémont pyrénéen et jusque vers Tarbes et Lourdes, le gel prolongé en hiver justifie parfois de monter en triple vitrage, au prix d'une transmission lumineuse un peu réduite. Le facteur solaire Sw mérite une attention particulière sur les façades sud très ensoleillées de la plaine gersoise, où un vitrage à contrôle solaire limite la surchauffe estivale. Un feuilleté acoustique asymétrique de type 44.2 apporte par ailleurs un gain de 8 à 10 décibels utile aux logements proches des axes routiers de Pau ou de Bayonne.
La fenêtre à la française reste la référence sur ce territoire pluvieux : ses joints périphériques viennent en compression à la fermeture, ce qui lui donne la meilleure étanchéité à l'eau sous pression. Le coulissant, plus adapté aux grandes baies orientées sur le jardin ou la terrasse, s'appuie sur des brosses moins performantes, d'où un classement air généralement inférieur, sauf à opter pour un coulissant à levage qui comprime ses joints en fin de course. Le galandage, où les vantaux disparaissent dans l'épaisseur du mur, se décide dès le gros œuvre et convient surtout aux constructions neuves du littoral, plus rarement aux maisons anciennes à colombages. Sur les façades les plus exposées, entre Anglet et Saint-Jean-de-Luz, le choix de l'ouvrant influe directement sur le classement AEV final.
La pose en rénovation, qui conserve le dormant existant, évite de toucher aux tableaux et aux enduits, mais retire quatre à six centimètres de clair de jour sur chaque dimension, une perte sensible sur les baies déjà étroites des maisons labourdines. La dépose totale permet à l'inverse de reprendre l'étanchéité sur toute la périphérie de la baie, solution plus coûteuse mais souvent nécessaire quand le dormant d'origine est dégradé par l'humidité. Le calfeutrement doit composer avec des maçonneries anciennes qui respirent : mieux vaut une mousse imprégnée précomprimée complétée d'un mastic élastomère côté intérieur qu'une mousse expansive arasée, dont l'étanchéité se dégrade vite sous la pluie battante. Le principe reste d'étancher à l'air côté intérieur et de laisser le mur respirer côté extérieur.
Une fenêtre aluminium posée revient couramment de 500 à 900 euros du mètre carré, dépose comprise, et le haut de cette fourchette se justifie vite sur ce territoire dès qu'on ajoute un classement AEV renforcé, un laquage marine ou un triple vitrage pour les altitudes gelées.Un coulissant de trois mètres à deux vantaux revient de 2 500 à 5 000 euros, fourniture et main-d'oeuvre réunies. En rénovation, la facture relève du taux réduit de 5,5 pour cent à condition que l'habitation ait plus de deux ans et que le professionnel assure à la fois la fourniture et la mise en oeuvre ; les aides publiques exigent en outre une entreprise qualifiée RGE.
Fenêtre et Confort, installée à Bayonne, conçoit et pose des menuiseries sur mesure : fenêtres, portes, volets, portails et portes de garage, avec une pratique courante du remplacement en rénovation.
A3M Menuiserie, basée à Bayonne, fournit et pose des fenêtres en bois, en aluminium ou en PVC, ainsi que des portes-fenêtres, volets, stores, portails et portes de garage, en neuf comme en rénovation.
La Porte Basque, à Bayonne également, fabrique et installe portes, fenêtres, baies vitrées et pergolas en PVC, aluminium et bois, pour des chantiers de construction neuve comme de remplacement.
Fenetr'Innov, implantée à Pau, intervient sur les fenêtres, les baies coulissantes, les portes, les stores et les pergolas, avec des menuiseries sur mesure dans plusieurs matériaux.
Menuisier-64, basée à Pau, exerce en menuiserie, vitrerie et miroiterie : pose de fenêtres, création de portes, escaliers et autres ouvrages de menuiserie intérieure et extérieure.
Principales villes des Pyrénées Atlantiques : Bayonne, Pau, Anglet, Biarritz, Hendaye, Saint-Jean-de-Luz
Principales villes des Hautes-Pyrénées : Tarbes, Lourdes
Principale ville du Gers : Auch