Dans la métropole lilloise, la fenêtre aluminium doit d'abord composer avec les maisons en bande de brique flamande, dont les façades étroites imposent des baies hautes et resserrées où chaque centimètre de profilé compte. À Vieux-Lille, site patrimonial remarquable, les teintes et les profils des menuiseries restent strictement encadrés par les services de l'urbanisme, tandis qu'à Roubaix et à Tourcoing, d'anciennes friches textiles reconverties en lofts appellent au contraire de très grandes verrières. Le climat frais et humide du Nord pèse sur le choix des vitrages et des classements d'étanchéité,, et la proximité des grands axes oriente vers un vitrage acoustique. Entre maison de brique resserrée et loft industriel généreux, les besoins varient donc fortement d'un quartier à l'autre de la métropole.
La maison en bande, typique du tissu urbain lillois et roubaisien, présente une façade de brique flamande étroite percée de baies hautes et resserrées, où la finesse des profilés fait une différence sensible sur la lumière reçue. À résistance mécanique égale, l'aluminium se travaille en sections plus fines que le PVC, qui a besoin de renforts métalliques internes pour tenir la même portée, un écart qui se voit particulièrement sur des ouvrants de faible largeur. Le matériau ne se dilate pas non plus autant que le PVC sous l'effet des écarts de température, ce qui limite les reprises de réglage entre deux murs mitoyens. Dans un habitat aussi dense, où les façades se touchent presque, ce gain de clair de jour compense en partie le manque d'exposition directe au soleil.
La métropole lilloise concentre plusieurs axes majeurs, rocade, voies ferrées et grands boulevards, dont le trafic constant justifie de porter une attention particulière à l'isolation acoustique des menuiseries. Un vitrage feuilleté asymétrique, de type 44.2, associe deux verres d'épaisseur différente qui ne vibrent pas à la même fréquence, ce qui procure un gain de huit à dix décibels par rapport à un double vitrage standard. Ce choix se combine sans difficulté avec la lame d'argon et la couche peu émissive du double vitrage à isolation renforcée. Sur les logements donnant directement sur un axe passant, ce supplément se ressent au quotidien et justifie souvent son léger surcoût.
Le climat nordiste, plus frais et plus humide que la moyenne nationale, rend la question de la rupture de pont thermique particulièrement sensible sur ce territoire. L'aluminium conduit la chaleur environ mille fois mieux que le PVC, ce qui imposerait une déperdition majeure et de la condensation sur la face intérieure si le profilé restait plein. La solution consiste à séparer le châssis en deux demi-profilés reliés par des barrettes en polyamide chargé de fibre de verre, dont la largeur, de vingt à plus de quarante millimètres selon les gammes, conditionne l'essentiel de la performance finale. Une fenêtre alu récente à rupture, en double vitrage à isolation renforcée, atteint couramment un coefficient Uw de 1,3 à 1,6 W/m².K, contre plus de 3,5 pour les profilés alu sans rupture des années soixante-dix.
Les anciennes friches textiles de Roubaix et de Tourcoing, aujourd'hui converties en lofts résidentiels, ont conservé de leur passé industriel de très grandes ouvertures autrefois destinées à éclairer les ateliers. Sur ces volumes généreux, un coulissant à levage, qui comprime ses joints en fin de course, associe une bonne étanchéité à une manœuvre aisée malgré le poids des grands vantaux vitrés. Le galandage se prête également bien à ces réhabilitations lorsque le doublage intérieur permet d'aménager la réservation nécessaire. Ces baies de grande hauteur bénéficient par ailleurs pleinement du gain de clair de jour propre à l'aluminium, un matériau qui supporte sans faiblir les portées importantes qu'imposent d'anciennes verrières d'atelier.
Vieux-Lille, classé site patrimonial remarquable, impose un encadrement précis des teintes et des profils de menuiserie visibles depuis la rue, dans la continuité des façades de brique et de pierre qui composent le quartier. Une teinte sombre proche des menuiseries d'origine est souvent exigée en façade sur rue, quand la face intérieure reste libre de contrainte. Le choix d'un aluminium à rupture de pont thermique permet néanmoins de conserver des profils fins compatibles avec ces exigences esthétiques, tout en apportant une performance que les menuiseries anciennes ne pouvaient offrir.
Dans les appartements resserrés typiques du bâti lillois, la fenêtre à la française reste privilégiée sur les petites baies pour sa meilleure étanchéité, ses joints périphériques venant en compression à la fermeture. Le coulissant s'impose en revanche dès qu'il faut dégager l'espace devant l'ouvrant, par exemple derrière un plan de travail de cuisine ou dans une chambre étroite, au prix d'un classement air généralement inférieur du fait de l'étanchéité par brosses. Le coulissant à levage réduit sensiblement cet écart et convient bien aux extensions et vérandas qui se multiplient dans les jardins de la métropole.
Sur un immeuble ancien de brique, la pose en rénovation, qui conserve le dormant existant, évite de reprendre les enduits et les tableaux intérieurs, mais retire quatre à six centimètres de clair de jour sur chaque dimension. Cette perte pèse particulièrement sur les baies déjà étroites des maisons en bande, où l'avantage de finesse de l'aluminium se trouve alors partiellement annulé. La dépose totale, plus coûteuse et plus salissante, permet en contrepartie de reprendre l'étanchéité sur toute la périphérie de la baie et d'améliorer sensiblement la performance finale. Dans les deux cas, un calfeutrement soigné, mousse imprégnée précomprimée et mastic élastomère sur fond de joint plutôt que mousse expansive arasée, conditionne la tenue dans le temps face au climat humide du Nord.
Dans la métropole lilloise, une fenêtre aluminium posée revient couramment de 500 à 900 euros du mètre carré, dépose comprise. Le vitrage acoustique recommandé en bordure d'axe passant, le passage à un coulissant à levage ou la conservation d'un profil fin imposée en secteur patrimonial font glisser le prix vers le haut de cette fourchette.Une grande ouverture coulissante de trois mètres en deux vantaux se situe dans une fourchette de 2 500 à 5 000 euros, dépose et pose comprises. La TVA tombe à 5,5 pour cent sur les travaux de rénovation lorsque le bien est achevé depuis plus de deux ans et que fourniture et pose figurent sur un seul devis ; les aides publiques exigent en outre une entreprise qualifiée RGE.
À Lille, l'entreprise de miroiterie-menuiserie Dubois d'Olivier pose des menuiseries en bois, en PVC et en aluminium, et intervient aussi bien sur les baies vitrées et les fenêtres que sur les portes, les volets et la réparation de vitrerie.
Hazebroucq, installée à proximité de Lille, est spécialisée dans le remplacement et l'installation de fenêtres, de portes, de volets, de portails et de fermetures. Son activité couvre également la pose de baies vitrées pour des projets résidentiels comme pour des locaux professionnels.
À Lomme, Nys & Cie conçoit et installe des menuiseries extérieures sur mesure : fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et portes de service, avec un choix étendu de configurations d'ouverture et de dimensions.
Bowindo Menuiseries Extérieures, basée à Ennetières-en-Weppes, réalise la pose de menuiseries en PVC, en bois et en aluminium, avec une offre qui couvre les fenêtres, les portes d'entrée, les portes de garage et les baies vitrées.
À Santes, MSS Menuiserie installe des fenêtres, des portes-fenêtres et des blocs-baies en PVC, en aluminium ou en bois, en proposant différentes formes d'ouverture et de finition selon les projets.
Principales communes de la métropole lilloise : Lille, Roubaix, Tourcoing, Villeneuve-d’Ascq, Marcq-en-Barœul, Lambersart, Croix