En Haute-Normandie, la façade océanique reçoit de plein fouet des pluies battantes venues de l'ouest, si bien que le classement à l'eau des menuiseries y pèse presque autant que leur isolation thermique. Sur le littoral cauchois, de Fécamp à Dieppe, les embruns chargent l'air en chlorures et imposent une vigilance particulière sur la tenue du laquage. À Rouen, la brique et les pans de bois du secteur sauvegardé côtoient un centre reconstruit du Havre classé au patrimoine mondial de l'Unesco, où les menuiseries répondent à un cahier des charges très strict. Entre ces contraintes climatiques et patrimoniales, l'aluminium à rupture de pont thermique offre une réponse éprouvée, à condition de choisir le bon classement et la bonne finition.
Face à la mer, la région encaisse des pluies battantes portées par des vents d'ouest fréquents, ce qui rend le classement AEV, air, eau et vent, particulièrement décisif. Il se lit sous une forme telle que A*4 E*7B V*A2, et le critère eau mesure la résistance de la fenêtre à une pluie battante sous pression d'air croissante en laboratoire. Sur les façades exposées du Havre ou de Dieppe, un classement élevé sur l'étanchéité à l'eau limite les infiltrations au niveau du seuil, un point sur lequel les menuiseries anciennes montrent souvent leurs limites. La région de vent retenue pour le calcul influe aussi sur le classement V, et une construction dégagée du plateau de Caux justifie généralement un classement plus élevé qu'un bâtiment abrité en fond de vallée.
Le long de la côte d'Albâtre, de Fécamp à Dieppe, l'air chargé en embruns accélère la corrosion des éléments métalliques mal protégés, parfois à plusieurs centaines de mètres du rivage lorsque le vent souffle fort. Le thermolaquage standard, poudre polyester polymérisée au four sous label Qualicoat, résiste bien à un usage courant, mais une qualification renforcée dite marine existe pour les ambiances chargées en chlorures et mérite d'être demandée sur les communes littorales. Cette qualification porte sur la préparation de surface et la tenue du film en brouillard salin, des critères qu'une simple référence de teinte RAL ne couvre pas. Dans l'agglomération rouennaise, plus en retrait de la côte, cette précaution perd de son importance, ce qui permet de réserver le surcoût aux communes réellement exposées.
Le centre reconstruit du Havre, conçu par Auguste Perret et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2005, impose un encadrement précis des menuiseries : proportions des vantaux, teinte, parfois type de petits bois, définis par un règlement propre au périmètre. Toute intervention sur une façade de ce secteur nécessite l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, et le choix de l'aluminium doit composer avec un cahier des charges qui privilégie la fidélité à l'aspect d'origine plutôt que la liberté de teinte habituelle du matériau. À Rouen, le secteur sauvegardé qui entoure la cathédrale et le quartier des rues à pans de bois répond à une logique comparable, où la brique rouennaise et les colombages imposent des tableaux et des proportions de baies que le neuf ignore souvent. Dans les deux cas, l'aluminium reste pertinent une fois la teinte et le profil validés, car sa rigidité autorise de fines sections respectueuses du dessin d'origine.
Comme tout profilé métallique, l'aluminium conduit la chaleur environ mille fois mieux que le PVC, ce qui exige une rupture de pont thermique avant de l'installer sur une façade normande où l'humidité ambiante favorise la condensation. Le profilé est séparé en deux parties reliées par des barrettes en polyamide chargé de fibre de verre, d'une largeur de vingt à plus de quarante millimètres selon les gammes, ce qui permet d'atteindre un coefficient Uw compris entre 1,3 et 1,6 W/m².K en double vitrage à isolation renforcée, contre plus de 3,5 pour les profilés alu sans rupture des années soixante-dix. Le double vitrage 4/16/4 argon à couche peu émissive constitue le standard régional, le triple vitrage restant rarement indispensable sous ce climat océanique aux hivers doux. En revanche, le trafic portuaire et routier autour du Havre et de Rouen justifie souvent un feuilleté acoustique asymétrique de type 44.2, qui apporte huit à dix décibels de gain, un choix utile pour les logements donnant sur les quais ou les grands boulevards.
La fenêtre à la française, à un ou deux vantaux, conserve l'avantage sur l'étanchéité grâce à ses joints périphériques comprimés à la fermeture, un atout recherché sous un climat aussi pluvieux. Le coulissant, dont l'étanchéité repose sur des brosses, affiche un classement air généralement inférieur, mais reste apprécié pour les grandes baies des extensions contemporaines de l'agglomération rouennaise. Le coulissant à levage, qui comprime ses joints en fin de course, réduit cet écart au prix d'un mécanisme plus lourd. Le galandage, où les vantaux disparaissent dans l'épaisseur du mur, reste rarement compatible avec les maisons à pans de bois du pays de Caux, dont la cloison ne permet pas la réservation nécessaire.
Sur une façade en brique rouennaise, la pose en rénovation, qui conserve le dormant existant, évite de reprendre les jointoiements tout en réduisant le clair de jour de quatre à six centimètres par dimension. Sur une maison à pans de bois du pays de Caux, la dépose totale permet de vérifier l'état des bois de charpente autour de la baie et de reprendre une étanchéité complète. Le calfeutrement doit composer avec l'humidité du climat normand : une mousse imprégnée précomprimée associée à un mastic élastomère sur fond de joint tient mieux qu'une mousse expansive arasée, dont la tenue se dégrade plus vite sous des cycles répétés de pluie. Sur les maçonneries anciennes, il reste préférable d'étancher à l'air côté intérieur tout en laissant le mur respirer côté extérieur, pour ne pas piéger l'humidité dans une brique ou un torchis déjà sollicités.
Une fenêtre aluminium posée revient couramment de 500 à 900 euros du mètre carré, dépose comprise, une fourchette qui recouvre aussi bien un chantier à Évreux qu'un appartement du centre reconstruit du Havre. La qualification de laquage renforcée, utile sur les communes littorales, et le feuilleté acoustique demandé près des axes urbains, tirent le budget vers le haut de cet intervalle.Une grande ouverture coulissante de trois mètres en deux vantaux revient de 2 500 à 5 000 euros, dépose et pose comprises. Au-delà de deux ans d'ancienneté, la rénovation est facturée à 5,5 pour cent si un seul prestataire fournit et installe, et son agrément RGE commande l'accès aux aides.
ETANEL, implantée à Rouen, intervient en menuiserie extérieure sur l'ensemble de la Seine-Maritime et de l'Eure, avec la pose et le remplacement de fenêtres, portes d'entrée, volets, portails et portes de garage en aluminium sur mesure.
Ouest Poses, installée à Coudres, assure la pose et le remplacement de menuiseries extérieures dans l'Eure et en Seine-Maritime, fenêtres, portes-fenêtres et baies vitrées en aluminium ou en PVC, ainsi que volets, portes d'entrée et portails.
Marchand, présente à Dieppe et à Rouen, fabrique et pose des menuiseries et miroiteries sur mesure, avec des fenêtres en PVC, aluminium, bois et mixte, ainsi que des baies coulissantes ou à galandage, des vérandas et des verrières aluminium.
MVS 76, implantée à Yainville et à Longueil, fabrique des menuiseries PVC et aluminium destinées à la pose par des professionnels, fenêtres, portes-fenêtres et coulissants réalisés sur mesure selon les performances thermiques et acoustiques recherchées.
Leroy Fermetures, installée au Neubourg, intervient dans l'Eure et en Seine-Maritime pour la pose de fenêtres, de volets, de vérandas et de pergolas, ainsi que pour des travaux sur portes de garage et autres fermetures extérieures.
Principales villes de Seine-Maritime : Le Havre, Rouen, Dieppe, Sotteville-lès-Rouen, Saint-Étienne-du-Rouvray, Le Grand-Quevilly, Le Petit-Quevilly, Mont-Saint-Aignan, Fécamp, Elbeuf, Montivilliers
Principales villes de l'Eure : Evreux, Vernon, Louviers