Entre la plaine d'Alsace balayée par un climat continental marqué et les premiers contreforts vosgiens où la neige s'accumule tout l'hiver, le Haut-Rhin impose des choix de menuiserie qui ne se limitent pas à l'esthétique. Les écarts de température entre une nuit de janvier et une après-midi de juillet sollicitent fortement les profilés, tandis que le poids de la neige sur les toitures des vallées de Guebwiller ou de la Doller conditionne aussi la robustesse attendue des châssis. Dans le centre historique de Colmar, colombages et façades à grès rose relèvent souvent d'un secteur protégé où l'architecte des Bâtiments de France encadre teintes et petits bois des menuiseries. L'aluminium, par sa rigidité et la palette de laquages qu'il autorise, répond à ces deux exigences à la fois : tenir le climat et respecter le bâti ancien.
Le climat alsacien conjugue des hivers continentaux rigoureux, avec des gelées prolongées dans la plaine et des températures plus basses dans les vallées vosgiennes, à des étés chauds sollicitant les surfaces vitrées. Cette amplitude thermique sollicite particulièrement les profilés aluminium, dont la dilatation doit être anticipée dès la conception du châssis pour que les joints et la quincaillerie conservent leur réglage d'une saison à l'autre. Dans ce contexte, le triple vitrage trouve une pertinence réelle qu'il n'a pas partout : sur une façade nord ou dans un hameau des hautes vallées, le gain d'isolation compense la perte d'apports solaires, ce qui n'est pas toujours vrai sous un climat plus doux. Le double vitrage à isolation renforcée reste cependant la solution la plus répandue, avec un coefficient Uw de la fenêtre complète qui descend couramment entre 1,3 et 1,6 W/m².K contre plus de 3,5 pour les profilés alu sans rupture des années soixante-dix.
Sans traitement particulier, l'aluminium conduit la chaleur environ mille fois mieux que le PVC, ce qui en ferait un mauvais choix dans une région où les nuits d'hiver descendent régulièrement sous zéro pendant plusieurs semaines. La rupture de pont thermique règle ce défaut en séparant le profilé en deux demi-coques, l'une côté extérieur et l'autre côté intérieur, reliées par des barrettes en polyamide chargé de fibre de verre dont la largeur varie de vingt à plus de quarante millimètres selon les gammes. Plus cette largeur augmente, plus l'écart de température entre les deux faces du profilé se réduit, ce qui limite les risques de condensation sur la partie intérieure du dormant lors des matins givrés de la plaine d'Alsace. Dans les vallées vosgiennes, où la neige accumulée sollicite aussi les fixations hautes, un profilé renforcé et une pose soignée restent recommandés au-delà de la seule question thermique.
À résistance mécanique équivalente, un profilé aluminium reste nettement plus fin qu'un profilé PVC, qui a besoin de renforts métalliques internes pour atteindre la même rigidité. Ce gain de section se traduit directement par un rapport plus favorable entre la surface vitrée et la surface totale de la baie, un avantage qui compte particulièrement dans les maisons de bourg alsaciennes où les ouvertures, encadrées de pierre ou insérées entre des pans de bois, sont souvent plus étroites qu'en construction récente. Le matériau ne se déforme pas sous l'effet de l'humidité et conserve sa géométrie d'origine malgré les écarts de température, ce qui évite les frottements et les pertes d'étanchéité qui affectent parfois le bois dans les hivers alsaciens. Sur les grandes baies orientées sud des extensions contemporaines, cette rigidité autorise aussi des vantaux de dimensions supérieures à ce que permettrait un profilé PVC équivalent.
Le centre historique de Colmar, comme plusieurs quartiers anciens du département où alternent colombages et façades en grès rose des Vosges, relève fréquemment d'un secteur protégé ou des abords d'un monument historique. Dans ce cadre, l'architecte des Bâtiments de France examine la teinte retenue, parfois limitée à une palette de gris ou de bruns, ainsi que la présence de petits bois reproduisant le rythme des menuiseries d'origine. Le thermolaquage, poudre polyester polymérisée au four vers 200 degrés sous label Qualicoat, permet de répondre à cette exigence avec une tenue de teinte qui ne demande aucun entretien particulier dans la durée. La bicoloration, teinte sombre en face extérieure et teinte claire côté intérieur, est également utile ici : elle permet de respecter l'aspect imposé par le règlement du secteur protégé tout en conservant une ambiance intérieure plus lumineuse.
La fenêtre à la française, dont les joints périphériques viennent en compression à la fermeture, reste le choix le plus sûr pour l'étanchéité à l'air dans une région où les hivers sont longs et où les écarts de pression liés au vent d'ouest ou à la bise peuvent être sensibles. Le coulissant, dont l'étanchéité repose sur des brosses plutôt que sur une compression franche, affiche un classement air généralement inférieur, sauf à opter pour un coulissant à levage qui comprime ses joints en fin de course et se rapproche des performances d'un ouvrant classique. Le galandage, où les vantaux s'effacent dans l'épaisseur de la cloison, séduit sur les extensions contemporaines mais suppose une réservation prévue dès le gros oeuvre, rarement compatible avec une maison ancienne à pans de bois.
Sur une maison à pans de bois ou une façade en grès rose, la pose en rénovation, qui conserve le dormant existant et vient s'y fixer, présente l'avantage de ne pas toucher aux enduits ni aux boiseries d'origine, au prix de quatre à six centimètres de clair de jour perdus sur chaque dimension. La dépose totale, plus lourde, permet en revanche de reprendre l'étanchéité sur toute la périphérie de la baie, ce qui a son intérêt sur un bâti ancien où l'humidité a pu fragiliser les abords au fil des décennies. Le calfeutrement doit alors composer avec un mur qui respire : une mousse imprégnée précomprimée complétée d'un mastic élastomère sur fond de joint tient mieux dans la durée qu'une mousse expansive arasée, à condition d'étancher à l'air côté intérieur tout en laissant le côté extérieur perméable à la vapeur d'eau, faute de quoi l'humidité reste piégée dans la maçonnerie et le colombage.
Une fenêtre aluminium posée revient couramment de 500 à 900 euros du mètre carré, dépose comprise, une fourchette qui s'applique aussi bien à Mulhouse qu'aux communes des vallées vosgiennes. Le passage au triple vitrage, justifié sur certaines façades exposées au froid, ainsi que la bicoloration souvent demandée en secteur protégé, tirent le budget vers le haut de cette fourchette.Un coulissant de trois mètres à deux vantaux revient de 2 500 à 5 000 euros, dépose et pose comprises. Passé deux ans d'ancienneté du logement, les travaux relèvent du taux de 5,5 pour cent quand le poseur fournit aussi les châssis, et seules les entreprises certifiées RGE ouvrent droit aux aides.
Menuiserie Muller, à Seppois-le-Haut, fabrique des menuiseries en bois et en bois-aluminium et assure la pose de fenêtres, de portes-fenêtres et de coulissants réalisés sur mesure.
Fermital', installée à Froeningen, intervient sur la pose de fenêtres en aluminium et prend également en charge la fabrication de rambardes dans le cadre de ses prestations de menuiserie.
Menuiserie Corrado Valentin, à Horbourg-Wihr, vend et pose des portes et des fenêtres sur mesure, en travaillant aussi bien le PVC que l'aluminium et les matériaux mixtes.
Vitale, implantée à proximité de Mulhouse, assure la pose de fenêtres, portes-fenêtres, portes d'entrée, baies vitrées et coulissants aluminium, ainsi que de portails, volets et vérandas.
Socalu, à Mulhouse, fabrique des fenêtres sur mesure en aluminium et en assure également la pose, avec des menuiseries adaptées à différents styles et coloris.