Dans le Valenciennois, les maisons en bande de brique qui bordent les corons et les rues étroites du centre-ville présentent des baies modestes, pensées à une époque où la lumière naturelle comptait moins que la densité du bâti. Ce territoire porte aussi la mémoire de l'exploitation minière : d'anciens travaux souterrains continuent d'y provoquer des mouvements de sol lents qui déforment parfois les façades et compliquent le réglage des menuiseries posées dessus. Le climat, frais et humide une bonne partie de l'année, épargne en revanche les maisons du Hainaut des contraintes marines que subissent les régions côtières. La rénovation énergétique du parc social, très présent dans ce bassin ancien, constitue aujourd'hui l'un des principaux moteurs du remplacement des fenêtres, aluminium compris.
Les maisons en bande qui composent une bonne partie du tissu urbain du Valenciennois, de Denain à Anzin, présentent des façades en brique percées de baies plutôt étroites, conçues à une époque où la densité primait sur la surface vitrée. Sur ce type d'ouverture, la finesse des profilés aluminium prend tout son sens : à résistance mécanique équivalente, un montant alu occupe nettement moins de largeur qu'un montant PVC renforcé, ce qui restitue un peu de la lumière que la baie d'origine ne pouvait pas offrir. La brique, matériau relativement stable mais sensible aux tassements différentiels, demande une attention particulière au moment de fixer le nouveau dormant, notamment lorsque le mur porte déjà des traces de fissuration ancienne.
Le sous-sol du Valenciennois porte l'empreinte de plus d'un siècle d'exploitation charbonnière, et les mouvements résiduels liés à d'anciens travaux souterrains continuent, dans certains secteurs, à provoquer des tassements lents ou des désordres de façade. Ces mouvements, même modestes, suffisent à désaligner un dormant fixé sans marge de tolérance, avec pour conséquence des vantaux qui frottent ou des joints qui perdent leur compression au fil des saisons. Une pose qui prévoit un jeu de réglage suffisant sur les pattes de fixation, et qui privilégie un calfeutrement souple plutôt qu'un scellement rigide, absorbe mieux ces mouvements différés sans compromettre l'étanchéité de la baie.
L'aluminium conduit la chaleur environ mille fois mieux que le PVC, un défaut que corrige la rupture de pont thermique en séparant le profilé en deux demi-coquilles reliées par des barrettes en polyamide chargé de fibre de verre. Sous le climat frais et humide du Hainaut, où l'écart entre température intérieure et extérieure reste marqué une bonne partie de l'année, cette barrette limite aussi le risque de condensation sur la face intérieure du châssis, un désagrément fréquent sur les anciennes menuiseries alu sans rupture. Le coefficient Uw de la fenêtre complète, qui s'établit couramment entre 1,3 et 1,6 W/m².K sur les gammes actuelles à double vitrage renforcé, constitue la valeur de référence à comparer sur un devis, bien avant l'aspect du profilé. L'humidité ambiante, plus présente ici que sur la façade atlantique, justifie également un soin particulier apporté à la ventilation du logement une fois les nouvelles menuiseries, plus étanches à l'air, mises en place.
À proximité des axes ferroviaires et routiers qui traversent Valenciennes et Maubeuge, un vitrage feuilleté asymétrique de type 44.2 apporte un gain de huit à dix décibels par rapport à un double vitrage standard, un atout appréciable dans un bassin urbain dense où les habitations bordent souvent directement la voirie. Le double vitrage 4/16/4 à lame d'argon et couche peu émissive reste le standard sur la majorité des chantiers, le climat local ne justifiant pas systématiquement le passage au triple vitrage, plus coûteux et plus lourd à manipuler sur des baies déjà étroites. Le contrôle solaire, en revanche, garde ici un intérêt limité, l'ensoleillement du Hainaut restant modéré comparé aux façades atlantiques ou méridionales. Sur les logements du parc social engagés dans une rénovation énergétique globale, le choix du vitrage se fait le plus souvent en cohérence avec l'isolation des murs et de la toiture, pour éviter de déplacer le point faible thermique du logement sans le résoudre.
Sur les baies étroites héritées du bâti en brique, la fenêtre à la française reste le choix le plus courant, ses joints périphériques comprimés offrant la meilleure étanchéité disponible sur un format qui laisse peu de place à d'autres systèmes. Le coulissant, plus adapté aux ouvertures larges, trouve sa place sur les extensions ou les réhabilitations qui agrandissent une baie existante, avec un classement air généralement inférieur du fait de son étanchéité par brosses plutôt que par joints comprimés. Le coulissant à levage réduit cet écart en comprimant ses joints en fin de course, une solution qui reste toutefois d'un usage plus rare dans ce territoire où les grandes baies restent l'exception plutôt que la règle. Le galandage, qui suppose une réservation dans la cloison, se heurte le plus souvent à l'épaisseur limitée des murs en brique du bâti ancien du Valenciennois.
Le Hainaut français conserve un parc de logements sociaux particulièrement dense, hérité de la période minière, et une large partie de ces logements fait aujourd'hui l'objet de programmes de rénovation énergétique portés par les bailleurs. Le remplacement des menuiseries y figure presque systématiquement, aux côtés de l'isolation des murs et de la toiture, dans une logique de bouquet de travaux plutôt que d'intervention isolée sur les seules fenêtres. L'aluminium à rupture de pont thermique, choisi pour sa durabilité et l'absence d'entretien de surface sur plusieurs décennies, s'impose de plus en plus face au PVC sur ces chantiers de rénovation groupée, malgré un coût d'achat plus élevé à l'unité. Sur ces opérations de grande ampleur, la coordination entre l'entreprise de menuiserie et les autres corps de métier du bouquet de travaux conditionne largement la qualité du résultat final, notamment sur l'étanchéité à l'air globale du logement.
Une fenêtre aluminium posée dans le Hainaut français revient couramment de 500 à 900 euros du mètre carré, dépose comprise, sans les surcoûts liés au laquage marine que connaissent les régions littorales. Le feuilleté acoustique, utile près des axes de circulation de Valenciennes ou de Maubeuge, ajoute une part modeste au budget par rapport à un double vitrage standard. Le taux de TVA de 5,5 pour cent s'applique en rénovation dès lors que le logement a plus de deux ans et que la même entreprise fournit et pose les menuiseries ; les aides publiques exigent en outre une entreprise qualifiée RGE. Sur une maison en bande achetée ancienne, le remplacement complet des fenêtres reste souvent l'un des postes les plus rentables d'une rénovation globale, tant l'écart de performance avec les menuiseries d'origine peut être important.
À Valenciennes, Menuiserie Bassez fabrique et pose des portes d'entrée et des fenêtres en aluminium, en PVC et en bois-aluminium, avec une offre qui couvre aussi les baies coulissantes pour les projets de rénovation comme de construction neuve.
VLP Menuiserie, installée à Saint-Amand-les-Eaux, conçoit des fenêtres et des baies vitrées en aluminium et en PVC sur mesure, pour des chantiers répartis entre Saint-Amand et Valenciennes.
Concept Alu PVC, basée à Valenciennes, fabrique et pose des fenêtres, des baies et des portes, avec une activité qui s'étend jusqu'à Lille et Cambrai et qui inclut la réalisation de façades vitrées sur des projets plus importants.
Éco Pro Habitat intervient à Denain, à Maubeuge et à Saint-Amand-les-Eaux pour la pose de fenêtres en PVC et en aluminium, dans le cadre de chantiers de menuiserie extérieure certifiés RGE et Qualibat.
Principales communes du Hainaut français : Valenciennes, Maubeuge, Denain, Hautmont, Anzin, Marly, Saint-Saulve