Sur les plateaux du Doubs et dans le Haut-Jura, l'hiver n'est pas une saison comme les autres : le gel s'installe durablement, la neige s'accumule sur les toitures et le froid sec s'infiltre par la moindre faiblesse d'une menuiserie. Les fermes comtoises en pierre calcaire, aux murs épais mais aux ouvertures parfois vétustes, illustrent bien cet écart entre l'inertie du bâti ancien et la performance réelle des fenêtres qui l'équipent. L'aluminium à rupture de pont thermique y trouve toute sa place, à condition de choisir un vitrage et un classement AEV réellement dimensionnés pour ce climat continental. À Besançon, le secteur sauvegardé impose en outre des contraintes de teinte et de profil qui pèsent sur le choix des menuiseries visibles depuis l'espace public.
Le Doubs et le Haut-Jura comptent parmi les secteurs de France où le nombre de jours de gel reste le plus élevé, une donnée qui influence directement le choix du classement AEV d'une fenêtre. Ce classement, noté par exemple A*4 E*7B V*A2, chiffre l'étanchéité à l'air, à l'eau et au vent d'une menuiserie sous essai, et se choisit selon l'exposition du bâtiment, sa hauteur et la région de vent où il se trouve. Les altitudes du Haut-Jura, où la neige s'accumule sur de longues périodes, ajoutent une contrainte de charge sur les grandes baies coulissantes qui n'existe pas en plaine. Un profilé mal dimensionné pour ces conditions se traduit vite par des infiltrations d'air froid le long des joints et par une usure prématurée de la quincaillerie, sollicitée par les écarts de température entre l'intérieur chauffé et l'extérieur glacial.
Sous un climat où les températures négatives s'installent parfois plusieurs semaines d'affilée, le triple vitrage retrouve tout son sens, contrairement aux régions au climat plus doux où son surcoût peine à se justifier. Le gain d'isolation qu'il apporte compense la légère perte de transmission lumineuse et d'apport solaire gratuit, surtout sur les façades nord des fermes comtoises qui reçoivent peu de soleil direct en hiver. Sur les façades sud, en revanche, un double vitrage à isolation renforcée reste souvent préférable pour ne pas priver la maison des apports gratuits qui allègent la facture de chauffage durant les journées ensoleillées mais froides. Le choix se fait donc pièce par pièce et façade par façade, plutôt que de façon uniforme sur l'ensemble de la maison, ce qui suppose un relevé précis des orientations avant la commande.
L'aluminium conduit la chaleur environ mille fois mieux que le PVC, un défaut qui devient particulièrement pénalisant lorsque l'écart de température entre intérieur et extérieur dépasse trente degrés, ce qui arrive régulièrement en Franche-Comté. La rupture de pont thermique insère des barrettes en polyamide chargé de fibre de verre entre les deux demi-profilés du châssis, coupant la conduction du métal et limitant la condensation sur la face intérieure. Elle est large de vingt à plus de quarante millimètres suivant les gammes, et cet écart explique l'essentiel de la différence de performance entre deux menuiseries d'aspect voisin. Le coefficient Uw de la fenêtre complète, qui s'établit couramment entre 1,3 et 1,6 W/m².K sur les gammes actuelles à double vitrage renforcé, reste la valeur à comparer en priorité, bien avant l'aspect esthétique du profilé.
Les fermes comtoises et les maisons de bourg construites en pierre calcaire présentent des tableaux profonds, hérités de murs épais conçus pour résister au gel, ce qui laisse une certaine latitude dans le choix des menuiseries. Cette profondeur permet notamment d'installer un dormant en applique intérieure, solution qui limite les ponts thermiques au droit de la baie sans multiplier les reprises de maçonnerie. Dans le centre historique de Besançon, classé secteur sauvegardé, les menuiseries visibles depuis l'espace public restent soumises à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, qui encadre les teintes autorisées et parfois la section apparente des profilés. Un projet de remplacement dans ce périmètre gagne à être engagé tôt, le délai d'instruction pouvant allonger sensiblement le calendrier du chantier par rapport à une commune rurale du Doubs ou de la Haute-Saône.
La fenêtre à la française reste le choix le plus sûr sous un climat rigoureux : ses joints périphériques viennent en compression à la fermeture et offrent la meilleure étanchéité à l'air disponible sur le marché. Le coulissant, plus exposé aux infiltrations en raison de son étanchéité assurée par des brosses plutôt que par des joints comprimés, affiche un classement air généralement inférieur, ce qui pèse davantage en Franche-Comté qu'ailleurs. Le coulissant à levage réduit cet écart en comprimant ses joints en fin de course, une solution à privilégier sur les grandes baies exposées au vent des plateaux. Le galandage, où le vantail s'efface dans l'épaisseur de la cloison, reste envisageable sur une extension neuve mais se heurte le plus souvent à l'épaisseur des murs en pierre calcaire des bâtiments anciens.
La pose en rénovation, qui conserve le dormant existant, évite d'ouvrir la maçonnerie mais retire quatre à six centimètres de clair de jour sur chaque dimension, une perte que les baies déjà étroites des fermes comtoises supportent mal. La dépose totale permet de reprendre l'étanchéité sur toute la périphérie du tableau, un avantage appréciable quand le mur en pierre calcaire a bougé au fil des cycles de gel et de dégel. Le calfeutrement doit rester perméable à la vapeur côté extérieur pour laisser respirer une maçonnerie ancienne qui n'a jamais été conçue pour être totalement étanche, tandis que le joint intérieur assure l'étanchéité à l'air proprement dite. Sur ces bâtiments, une mousse imprégnée précomprimée associée à un mastic élastomère sur fond de joint tient mieux dans la durée qu'une mousse expansive arasée, dont le vieillissement sous les écarts de température comtois se révèle rapide.
Une fenêtre aluminium posée revient couramment de 500 à 900 euros du mètre carré, dépose comprise, le passage au triple vitrage et un classement AEV renforcé pour le vent tirant la facture vers le haut de cette fourchette dans ce climat continental.Une grande ouverture coulissante de trois mètres en deux vantaux se chiffre entre 2 500 et 5 000 euros, dépose et pose comprises. La TVA tombe à 5,5 pour cent sur les travaux de rénovation à condition que l'habitation ait plus de deux ans et que le professionnel assure à la fois la fourniture et la mise en oeuvre, la qualification RGE conditionnant par ailleurs l'accès aux aides. Sur une ferme comtoise chauffée à l'électricité ou au bois, le retour sur investissement d'une menuiserie correctement isolée se mesure souvent dès les premières factures d'hiver.
Franche-Comté Fermetures, basée à École-Valentin, pose des fenêtres, des portes d'entrée et des baies vitrées, ainsi que d'autres menuiseries extérieures réalisées sur mesure, en double comme en triple vitrage.
À Grandfontaine et à Besançon, Isol'Est 25 intervient sur la pose de baies vitrées, de fenêtres et de portes-fenêtres en PVC comme en aluminium, avec un choix entre double et triple vitrage selon les projets.
Franche-Comté Menuiserie, installée à Marchaux-Chaudefontaine, assure la fourniture et la pose de fenêtres en bois, en PVC et en aluminium, aussi bien pour des remplacements en rénovation que pour des constructions neuves.
MS Comtoise, présente à Vesoul et à Besançon, intervient sur les fenêtres et d'autres menuiseries extérieures avec des équipes dédiées à la pose.
À Besançon, A.F.C prend en charge la fourniture et la pose de fenêtres en PVC et en aluminium, en neuf comme en rénovation, avec des solutions coulissantes, oscillo-battantes et des baies vitrées.
Principales villes de la Franche Comté : Besançon, Montbéliard et Pontarlier (Doubs), Belfort (Territoire de Belfort), Vesoul (Haute-Saône), Dole et Lons-le-Saunier (Jura)