Dans un département où le tuffeau impose des tableaux profonds et où les linteaux d'ardoise laissent souvent des baies étroites, la finesse des profilés n'est pas un détail esthétique : c'est de la lumière gagnée. L'aluminium est le seul matériau qui permette de récupérer plusieurs centimètres de vitrage sur chaque montant, à résistance mécanique égale. Encore faut-il que le châssis soit à rupture de pont thermique et que la pose traite correctement le raccord avec une maçonnerie ancienne, faute de quoi la performance annoncée sur la fiche technique ne se retrouve jamais sur le chantier.
La résistance mécanique du métal permet des sections nettement plus fines qu'en PVC, où l'obtention d'une rigidité équivalente impose des montants épais et des renforts métalliques internes. Sur une fenêtre à deux vantaux de taille courante, l'écart de clair de jour se compte en dizaines de centimètres carrés de vitrage supplémentaire, ce qui compte dans les pièces mal exposées des maisons de bourg angevines. Le matériau ne travaille pas non plus sous l'effet de l'humidité, contrairement au bois, ni ne se dilate autant que le PVC sous le soleil, si bien que les réglages de quincaillerie tiennent dans le temps et que les grandes largeurs restent envisageables.
La finition joue le même rôle que l'entretien sur les autres matériaux, mais une fois pour toutes. Le thermolaquage consiste à projeter une poudre polyester sur le profilé préparé, puis à la polymériser au four vers 200 degrés. Le label Qualicoat encadre la préparation de surface et la tenue du film dans le temps, et c'est cette mention qu'il faut chercher sur un devis, plutôt qu'une simple référence de teinte RAL. Sur la façade atlantique et jusque dans les vallées de la Loire et de la Maine, une qualification renforcée dite marine est proposée pour les ambiances chargées en chlorures, utile surtout dans l'ouest du département.
L'aluminium conduit la chaleur environ mille fois mieux que le PVC. Un profilé plein constituerait donc une passerelle thermique traversant la façade, avec condensation garantie sur les parties intérieures en hiver. La solution industrielle consiste à fabriquer deux demi-profilés, l'un intérieur et l'autre extérieur, reliés par des barrettes en polyamide chargé de fibre de verre qui interrompent la continuité du métal tout en assurant la tenue mécanique. Sa largeur varie de vingt à plus de quarante millimètres d'une gamme à l'autre, et cet écart explique l'essentiel de la différence de performance entre deux menuiseries d'aspect voisin.
Le coefficient Uw exprime la performance de la fenêtre complète, châssis et vitrage réunis, et c'est la seule valeur qui engage le fabricant. Une menuiserie alu contemporaine à rupture, équipée d'un double vitrage à isolation renforcée, se situe couramment entre 1,3 et 1,6 W/m².K, quand les châssis alu sans rupture des années soixante-dix dépassaient 3,5. Le facteur solaire Sw et la transmission lumineuse TLw complètent la lecture : sur les façades nord des maisons angevines, un Sw élevé reste préférable pour capter le peu d'apport disponible.
Le double vitrage 4/16/4 à lame d'argon et couche peu émissive équipe aujourd'hui la quasi-totalité des poses. Passer au triple vitrage améliore l'isolation mais réduit la transmission lumineuse et les apports solaires gratuits, arbitrage rarement favorable sous le climat océanique doux du Maine-et-Loire, sauf sur des façades nord très exposées au vent. En revanche, un feuilleté asymétrique de type 44.2 sur la face extérieure fait gagner huit à dix décibels face au trafic, ce qui intéresse les logements bordant les boulevards angevins ou les axes de l'agglomération choletaise.
Le classement AEV, pour air, eau et vent, chiffre l'étanchéité réelle de la menuiserie sous essai. Il se lit sous la forme A*4 E*7B V*A2 par exemple, et se choisit selon l'exposition du bâtiment, sa hauteur et la région de vent. Le département relève d'une zone de vent modérée, ce qui autorise des classements courants, mais les constructions dégagées des plateaux du Baugeois ou du Segréen justifient de monter d'un cran sur le critère vent.
La fenêtre à la française conserve l'avantage sur l'étanchéité, ses joints périphériques venant en compression à la fermeture, et sur l'entretien, tout le vantail restant accessible depuis l'intérieur. Le coulissant libère en revanche l'espace devant la baie, argument décisif derrière un plan de travail ou dans une pièce étroite, au prix d'une étanchéité assurée par des brosses et donc d'un classement air généralement inférieur. Le coulissant à levage, plus lourd et plus cher, comprime ses joints en fin de course et rattrape une bonne partie de cet écart.
Le galandage, où les vantaux disparaissent dans l'épaisseur de la cloison, se décide au stade du gros oeuvre : il suppose une réservation maçonnée et complique le passage des réseaux électriques. Sur une extension neuve, la solution est élégante ; sur une rénovation de maison ancienne en tuffeau, elle se heurte le plus souvent à l'épaisseur et à la nature du mur.
Deux méthodes coexistent. La pose en rénovation conserve le dormant en place et vient s'y fixer, ce qui évite de toucher aux tableaux, aux plâtres et aux appuis, mais retire quatre à six centimètres de clair de jour sur chaque dimension. Sur des baies déjà modestes, l'addition devient sensible et l'avantage de la finesse des profilés alu s'en trouve annulé. La dépose totale retire l'ancien cadre et permet de reprendre l'étanchéité sur toute la périphérie, au prix de reprises d'enduit et de finitions intérieures.
Le calfeutrement décide du résultat final. Un joint de mousse imprégnée précomprimée, complété par un mastic élastomère sur fond de joint côté intérieur, tient mieux qu'une simple mousse expansive coupée à ras, dont le vieillissement laisse passer l'air en quelques années. Sur du tuffeau, matériau tendre et parfois délité en surface, le support se consolide avant scellement, sinon les pattes de fixation travaillent et la menuiserie se dérègle. Les maçonneries anciennes fonctionnant en perspirance, un calfeutrement totalement étanche côté extérieur peut par ailleurs piéger l'humidité dans le tableau : le principe reste d'étancher à l'air côté intérieur et de laisser respirer côté extérieur.
Une fenêtre aluminium posée revient couramment de 500 à 900 euros du mètre carré, dépose comprise. Le triple vitrage, la bicoloration avec teinte sombre en façade et teinte claire côté pièce, le passage au coulissant à levage ou un classement AEV renforcé font glisser vers le haut de la fourchette.Un coulissant de trois mètres à deux vantaux se chiffre entre 2 500 et 5 000 euros, pose comprise. En rénovation, la facture relève du taux réduit de 5,5 pour cent dès lors que le logement a plus de deux ans et que la même entreprise fournit et pose les menuiseries, la qualification RGE conditionnant par ailleurs l'accès aux aides.
Fenêtrier de l'Anjou, à Saint-Barthélemy-d'Anjou, vend et pose des fenêtres sur mesure, avec plus de vingt-cinq ans d'activité en menuiserie extérieure.
Fenêtres d'Anjou, installée à Saint-Sylvain-d'Anjou, traite la pose de fenêtres, portes et volets en aluminium comme en PVC et en bois, en rénovation comme en construction neuve.
DPS Ouverture, à Saint-Léger-de-Linières, prend en charge fenêtres, portes et portails, en suivant le chantier de l'étude de faisabilité jusqu'à la réception.
L'Expert Fenêtre Angers, AL Menuiserie, à Bécon-les-Granits, réalise la fourniture et la pose de fenêtres sur mesure pour des projets de nature variée.
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